Virginie : Comment as tu connu l’UTAT ?
Laurent: J’ai connu l’UTAT par l’intermédiaire d’un ami qui savait que j’étais bénévole sur le MDS. Le projet m’a intéressé et j’ai contacté l’organisation. Six mois après, je découvrais l UTAT. J’étais donc là pour la 3ème édition en 2011. Depuis, je ne rate aucun UTAT.
Virginie : Quel est ton rôle, tes missions durant l’événement ?
Laurent: Je fais partie de l’équipe médicale, je suis infirmier. Chaque CP est composé d’un médecin ou d’un infirmier au minimum. Nous sommes en relation avec le CP médical. Du matériel médical est mis à notre disposition par la société LCE. Nous veillons à ce que chaque coureur soit apte à poursuivre la course.
Virginie: Qu’est ce qui te motive à venir sur l’UTAT ?
Laurent: L’ UTAT m’ a permis de connaître le Haut Atlas marocain avec ses paysages magnifiques et d’ aller à la rencontre de ses habitants. Sans bénévoles l’UTAT ne pourrait pas exister. C’est avec grand plaisir que j’apporte ma contribution à cet événement.
Virginie: Qu’y trouves tu personnellement, qu’est ce que ton engagement t’apporte ?
Laurent: Au fil des années, j ai vu grandir l’UTAT. D’un point de vu humain, des liens se sont tissés avec les guides, les muletiers et les bénévoles. Au niveau professionnel, c’est toujours intéressant de pouvoir exercer son métier dans d’ autres circonstances.
Virginie: Un souvenir qui t’as marqué (coureurs, bénévoles, locaux…) ?
Laurent: Un berger que j’ai rencontré au sommet du Tizi n Tifourate (CP 7) à plus de 3000 m me demande pourquoi les coureurs ont besoin d’ autant d’équipement alors que lui n’ a besoin « que de ses jambes » pour parcourir les sentiers du Haut Atlas !!!
Virginie: Qu’est ce que tu aimes le plus dans l’UTAT ?
Laurent: Très difficile de faire un choix mais je dirais l’hospitalité des berbères, les paysages du Haut Atlas et la reconnaissance des coureurs envers les bénévoles.
Virginie: Qu’est ce que tu aimes le moins ?
Laurent: Alors là, sans hésitation le jour du départ !! Après avoir passé plusieurs jours à 3000 m d’altitude tout près du Toubkal c’est très dur de revenir à la vie quotidienne.
Virginie: Comment vois-tu l’avenir de l’UTAT ?
Laurent: Si les traileurs prennent conscience qu’il n’y a pas plus de risque de venir courir dans le Haut Atlas qu’ailleurs alors je suis certain que l’UTAT va devenir un événement majeur dans le monde du trail.
Virginie: Qu’est ce que tu as envie de dire d’autre ?
Laurent: L’UTAT n est pas seulement un évènement sportif, il a aussi une dimension économique et sociale. En effet, cela permet de faire travailler la population locale (guides, muletiers, commerçants…). De plus, il permet à de jeunes berbères de participer gratuitement à l’UTAT et ainsi découvrir de nouveaux talents.
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